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Valdez, fidèle à lui-même

Valdez


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« Je t’ai trouvée sur un coffre à sel
Un soir où la ville n’était que dentelle
Et que brillaient les diamants de la nuit.
Nous étions jeunes et solitaires
Et c’est peut-être pour ça que depuis
Nous sommes demeurés solidaires.
De nos croyances d’alors, petite soeur,
Il n’est rien resté sauf notre amitié.
De nos naïves espérances,
ne demeure que notre goût partagé
des cafés où l’on cause. »

Valdez, fidèle à lui-même

par Monique Douillet

Je voudrais faire part de quelques éléments de similitude, troublants pour moi, à la lecture comparative entre le premier et le dernier roman.

L’un et l’autre m’ont été dédiés. De l’un et de l’autre on peut dire ce qui a été écrit en quatrième de couverture d’un hiver de notre histoire : « Si ce livre parle de politique, ce n’est pas pour autant un livre politique. Il y a certes les crises… mais ce qui séduit ce sont les portraits d’hommes et de femmes, confrontés à un vécu quotidien où désirs et sentiments finissent par l’emporter sur l’idéologie. Roman (en partie) autobiographique, le narrateur ne se livre à aucune espèce d’apologie ou de réquisitoire. Simple constat, traversé d’une émotion blessée mais intacte, ce livre pourrait être le manifeste d’une génération…»

Les deux livres pourraient donc avoir la même présentation !  Ils réfléchissent sur la même histoire qui tourne autour des positions et des agissements des communistes (qui ont incarné l’espoir) à 30 ans d’écart. Les similitudes sont partout :

• Le narrateur : Jacques Michelot, dans le premier roman, directeur de cabinet d’un Maire communiste, dans le dernier, réalisateur de cinéma documentaire, (ex communiste).

• Les détails : nom du bateau qui passe : « le volonté de Dieu » ; nom de la commune : Vaulnay (en Saône et Loire, ville qui ressemble à Chalon) dans le premier  et Vorey (en Saône et Loire, village situé à 40km de Chalon, dans le dernier. Les noms des personnages : Laskider et Laskidès. La description de la mort du phoque page 104 d’un hiver / la description de la mort du taureau « Brutus » dans Arquero.

• Ambiance : pluie incessante dans les deux livres.

• Le ressort dramatique : l’histoire démarre par un enterrement, celui de Pergo, (le narrateur part à la recherche de sa mémoire) et celui de sa cousine Cricri qui fait revivre la mémoire d’Arquero au narrateur.

• Pergoletti et Arquero sont des personnages historiques brillants et mystérieux, admirés et redoutés par le Parti Communiste. On ne sait pas tout ce qu’ils ont fait. Ils suscitent une méfiance.

• La femme frigide : Arlette dans « Un hiver », Geneviève  qui est l’épouse du narrateur, dans « Arquero ».

• Dans les deux livres les personnages de fiction correspondent à des politiques ayant existé. Il m’est plus facile de les identifier dans « un hiver ». Exemples : Sallençon est Robert Ballanger - Nouël, probablement Houël (Maire de Vénissieux) Sapiévic est Capiévic (secrétaire fédéral du PC du Rhône) Renaud directeur du journal l’Humanité : Roland Leroy, Lalande ressemble à Jacques Perrot ex Maire d’Arles etc.

• L’enquêteur, personnage modéré, fait le constat des mensonges partout, dans tous les camps et en même temps relativise les torts : 5% de salauds parmi les staliniens, pour les autres : la veulerie ordinaire, l’arrivisme ou la naïveté. « Il avait atteint l’hiver du socialisme. Il savait maintenant que tout était faux ». Il repère les clans, les tactiques politiciennes et la manière d’éliminer les gêneurs.

• Dans un hiver il y a le versement en espèces d’énormes sommes d’argent à la Barclay- Dans Arquero l’or espagnol est « confié-offert » à Moscou par le Ministre républicain.

• Dénouement sur des interrogations du narrateur et final d’"Un hiver" : vieillissement, culpabilité ou geste fou contre l’oubli. Celui qui terminera « Arquero » devra s’inspirer d’"un hiver". Le dénouement d’Arquero devra avoir résolu des questions aussi bien politiques qu’existentielles qui ne trouvent pas réponse dans le premier roman ». Sur un des sujets : la femme frigide, dans le premier Arlette reste un interrogation, dans le second Geneviève il y a des éléments de clarification et une « sortie ».

• Aspects autobiographiques : Page 27 d’un hiver : autoportrait de Jaky jeune : Jacques l’observait…totalement impoli. Page 104 : son imagination et son relativisme.

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